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lundi 26 août 2013

Dernier bilan


Ouf! Je peux dire que j'ai bien travaillé pendant ces deux semaines. Je suis là où j'avais prévu être, pour une fois : une version "complète" de la thèse, 380 pages, sans l'introduction et la conclusion. Je ne peux pas encore écrire "FIN" mais ça s'en vient.

Et là je prends une pause bien méritée en attendant le vrai de vrai dernier droit qui se fera à mon retour de vacances.
Justement, les vacances. Parlons-en. Ça commence demain avec une journée faite de rendez-vous divers et de plein de petites courses ici et là, moi toute seule dans Londres (une rareté). Et je m'envole pour Montréal mercredi pour une petite visite rapide qui ne me laissera pas le temps de voir tout le monde...mais je reviens en décembre pour la soutenance donc on se reprendra dans pas longtemps pour ceux que je n'aurais pas le temps de voir, malheureusement.

Priorité : famille! Trop trop hâte de voir mes petits coeur et mon chum!

Tiens-toi ben, j'arrive!

Temps dur

Une semaine c'était bien, deux c'est trop. L'ennui, la fatigue, l'essoufflement sont à la limite du supportable.
Je n'en peux plus de mon monstre.

Mes enfants me manquent.



"So you're on your knees? Good. Now die to yourself." (Holly Hunter dans "Top of the lake". Pis quand elle parle, on l'écoute.)


mercredi 21 août 2013

Bilan de mi-parcours

Bilan en chiffres 
- 12 heures de travail par jour en moyenne, lever vers 8h, coucher vers 22h30. Une bonne routine qui fonctionne et permet suffisamment de repos.
- 2 cours de zumba cette semaine.
- Une partie de 140 pages prête à être envoyée. Et pas si mauvaise que ça, je dirais. 

Bilan "petits bonheurs" :
- Faire du ménage dans les jouets, les vêtements et "donner au suivant"...mais ne le dites pas à JL et Aurèle!
-Entendre à la radio que "the young Nezet-Séguin" dirige l'orchestre dans ce qu'on vient d'entendre à la BBC. Contente surtout de savoir qu'il est encore "young".
- De la belle visite d'Oxford! Juliette, Braham et Ylian ont fait le détour pour venir me dire un petit bonjour.


- Introspection, prendre du recul : penser...errer dans ses pensées...pense à ses amies mamans (Myriam, Marie-Belle) qui se sont mises à la poésie et comprend pourquoi : des petits moments à distance des autres pour regarder en soi. Reprendre la conversation avec soi comme si elle n'avait jamais été interrompue.
- Penser à ses enfants, à comment ils sont, chacun et ensemble, comment ils grandissent, s'épanouissent, découvrent le monde...Les aimer, toute seule, en souriant de l'intérieur de soi.
- Passer par "son" bois quand ce n'est pas prévu.



- Sourire en voyant ceci sur la rue et repenser à mon propre grand jour :


- Le silence..aaaaahhhh.
- Ne pas passer le balai dans la cuisine pendant 5 jours et ce n'est même pas sale.
- Se forcer pour trouver du linge à laver. S'applique aussi à la vaisselle.
- L'été est de retour. J'aime toujours mieux travailler quand il fait beau.
- Écouter en boucle Lana Del Rey sans causer d'inconfort à qui que ce soit.
- Changer les paroles de "Summertime Sadness" pour "Summertime Madness" (c'est mon histoire).
- Bonheur d'entendre son chéri et ses petits au téléphone aujourd'hui.

Bilan "bouche par en bas" :
- Maux de corps, maux de tête, douleur généralisée : chacun de mes os me fait mal. Changement de température m'affecte, comme si le froid et l'humidité étaient rentrés en moi. Chaque réveil est une épreuve. Tylenol m'accompagne.
- Plus la semaine avance, plus le stress monte et plus j'ai de mal à m'endormir. Je cherche des solutions.

Réflexions sur la thèse :
- J'ai l'impression d'être là où je dois être, avec un délai de 3 ans. J'arrive à me concentrer car je sais que mes enfants s'amusent, que leur papa et leurs grands-parents veillent sur eux, qu'ils ne subissent ni mon stress ni ma mauvaise humeur causée par ledit stress et le manque de temps. J'ai l'impression de vivre la quintessence de ce que cette thèse m'a fait vivre depuis la naissance de mon premier enfant : l'impression que cette chose m'empêche de vivre, qu'elle est en parallèle de la vie, de ma vie. Qu'elle pèse de tout son poids sur le reste et au-dessus de ma tête.
- L'impression que ça ne finira jamais, ces chapitres auxquels je ne cesse d'ajouter des phrases, des idées, des citations et quoi encore. Il faut que ça s'arrête. Mais comment faire ?
- C'est un accouchement. Le plus long de tous ceux que j'ai vécu. Généralement, j'accouche en 5 heures.
- Après, c'est promis, je serai une "under achiever". Oui, oui, je vous le dis.
- Catherine, Hélène, Anne Martine, Evelyne, Geneviève, Marion, Éric, Sylvain, François, Thibault, Vincent m'accompagnent pour une raison évidente et particulière.
- Hâte de pouvoir dire : "Mes enfants, ma thèse,...mes diamants?!" Des boucles d'oreilles feront l'affaire.
- Hâte d'écrire mes remerciements et de vous dire merci à tous et à toutes d'être là pour moi.

Ce qu'il reste à faire :
- Une autre partie d'une centaine de pages à réviser/relire/compléter/réécrire.
- Un chapitre d'une vingtaine de page à écrire.
- L'intro et la conclusion. Mais ce n'est pas prévu dans le programme de ma retraite. Si j'arrive à faire le reste, j'aurai une version complète "du corps" de l'enfant, je veux dire de la thèse.


samedi 17 août 2013

Pour mieux comprendre mon amour du zumba

Je partage avec vous ce clip qui se regarde en famille. Parce que ce n'est pas toujours le cas, vous en conviendrez. Je le partage parce que je ne voudrais surtout que vous vous aventureriez dans "You Tube" en tapant "zumba" et que vous tombiez sur toutes ces images et chansons débiles (car oui, le zumba peut être un peu débile) qui ne sont vraiment pas pour les enfants. 

Cette chanson, c'est un des "hits" de mon cours de zumba. Et on fait même cette chorégraphie, oui, oui, pareil, pareil. Ben les shorts coupés en moins dans mon cas.

Il y aurait tant à dire de cette perle de la culture zumba (car c'en est une et je la découvre depuis peu).
Mais je vous garde ma lecture féministe pour une autre fois. Disons seulement que le fait que le gars (et tous les gars) soit habillé jusqu'au cou est une bonne piste. 
Sauf que : la "toune" est là, les "moves" sont là et le "fun" itou. Et ça me fait un excellent défoulement entre deux citations de Blanchot. Comme quoi les contraires s'attirent et je ne suis pas à une contradiction près. Mais ça, vous le saviez déjà.



vendredi 16 août 2013

Bilan au jour 3 de la retraite

Bilan en chiffres :
- 115 pages envoyées hier. 25 à venir aujourd'hui. 3 chapitres qui se suivent (1 ancien et 2 nouveaux), 140 pages sur 350 environ. Tout prend forme.
- 12 heures de travail par jour en moyenne.
- Pas plus de 20 degrés à l'extérieur : l'été semble fini. Fait frette. Il pleut. A pensé partir le chauffage mais ne l'a pas fait.

Bilan "petits bonheurs" :
- A commencé à regarder la série Top of the Lake de Jane Campion. Wow. Parfait pour manger devant.
- Est allée à son cours de zumba pour la première fois en 2 mois. Ouch. Compte y retourner lundi et mercredi prochain pour se changer les idées.
-Se prépare le matin en 5 minutes. Avait oublié comment ça se passe quand on n'a pas 2 petits à nourrir,   à habiller, à conduire...
-Travaille dans une maison en ordre, propre, calme (trop). Remercie Jana, sa femme de ménage pour faveur obtenue.
-Adore son "nouveau" poste de travail et la nouvelle configuration de son salon/bureau/salle de jeu.
Mon "nouveau" bureau

Le nouveau "bureau" de Jean-Fred

Salle de jeu déserte

-Reçoit de la musique chaque jour par courriel de son amie Hélène. Tu parles d'une merveilleuse façon de m'accompagner!
-De la musique, de la musique, de la musique!
-Sait que tout le monde va bien, que le mari, les enfants, les grands-parents sont heureux...etc.
-Une petite vidéo envoyée par Jean-Fred qui montre les enfants qui jouent au Mortagne avec grand-maman Rita qui rigole.

Bilan "sourire par en bas" :
- Manger toute seule, c'est plate.
-S'ennuie le matin, le midi et le soir de ses trois amours.
-Une porte d'armoire brisée.
- Se sent lendemain de veille mais sans les avantages du party. C'est ça qui arrive quand on passe 15 heures d'affilée devant un écran et qu'on se couche à 3h.


Nouvelles du monde extérieur :
- Mon amie Juliette d'Oxford vient demain à Londres avec sa famille pour une fête à Trafalgar Square. J'irai leur dire un petit bonjour.
- Découverte d'un nouveau café génial à Crouch End : The Haberdashery



Résolutions :
- Se coucher plus tôt.
- Commencer à travailler plus tôt.
- Tout faire plus tôt.

Bonne journée et un gros merci d'être là!

mardi 23 juillet 2013

10 choses dont je ne pourrais pas me passer en ce moment

Je refais l'exercice, un an et demi plus tard. Et je constate à quel point ma vie a changé. La version précédente est ici.

10 choses dont je ne pourrais pas me passer en ce moment :
1) L'aide mon précieux complice : en aucun temps, je ne pourrais me passer de lui, mais en ce moment, c'est critique car je dois mettre les bouchées doubles (en temps et en énergie) pour atteindre mon objectif de déposer ma thèse au plus tard au début du mois d'octobre. La soutenance est déjà organisée et prévue pour le 6 décembre. Faut que j'opère et que je livre la marchandise. Et sans Jean-Fred pour m'appuyer, m'écouter, partager les tâches domestiques et le temps avec les enfants, ce serait impossible d'y arriver.



2) Mon groupe de féministes : ça a commencé par des profs de littérature qui, pendant la grève étudiante, se sont retrouvées sur une page Facebook pour être solidaires des étudiants. Puis, c'est devenu un groupe de filles et de gars féministes qui partagent toutes sortes de lectures, réflexions, pensées sur toutes sortes de sujets. C'est devenu pour moi un groupe d'amies virtuelles avec qui j'échange, partage, découvre, apprend. Une communauté dont j'avais bien besoin cette année dans la solitude de la capitale.

3) Prendre ma douche le soir : depuis que Jean-Fred le fait aussi, depuis que je sais que même Girl's Gone Child (une célèbre blogueuse dans la blogosphère des mamans) le fait, c'est beaucoup plus facile d'accepter de sacrifier cette habitude de me laver le matin pour me réveiller, me sentir plus fraîche et quoi encore... Reste que ça sauve notre routine du matin et ça nous permet d'être à l'heure à nos points de chute (garderie d'Aurèle et pre-school de Jean-Léon) en tout temps (ou presque).

4) Notre jardin : petit mais rempli de vie, jonché de lierre et de jouets, il contient pour moi tous les bonheurs de l'été. On y joue, mange (on a sorti la table de la cuisine depuis 2 semaines), capture des escargots, apprend à faire du vélo, prend l'apéro.

5) Mon appareil-photo : mon meilleur ami lors des sorties au parc, des après-midis dans le jardin, des visiteurs qu'on a eu le bonheur d'accueillir. Merci encore à JF de me l'avoir offert l'an dernier.

6) Les parcs : idéal pour aller pratiquer le vélo et la trottinette, pour aller manger une glace ou faire un pique-nique. Nous faisons grand usage des deux parcs qui entourent notre maison, Highgate Wood et Alexandra Park.

7) Mon imperméable : cadeau de moi à moi acheté à Bruxelles, il m'a bien servi pendant ce printemps qui s'est étiré.

8) Mon parfum Chanel : un autre cadeau de mon chum. On s'habitue vite à porter une telle fragrance qui évolue au fil de la journée, sans jamais se dissiper complètement. Maintenant, il n'y a pas une journée sans que je m'enveloppe de Chanel. Quel luxe!

9) Mes nouvelles fréquentations : les mamans du pre-school de Jean-Léon. Cela aura pris 7 mois avant que je puisse vraiment avoir le sentiment de créer de nouveaux liens ici. Et on continuera de se fréquenter puisque plusieurs amis de Jean-Léon le suivront à la même école primaire, dès septembre. À suivre...

Ma nouvelle amie Ana avec son fils Max.
Sur le banc, Jean-Léon et son ami Oscar, "relaxing" comme dit Jean-Léon.

10) Notre gardienne Amrit : précieuse alliée pour nos quelques sorties, rares mais nécessaires et tellement agréables. On espère l'avoir plus souvent avec nous à l'automne, alors qu'Aurèle passera de sa garderie au pre-school avec une pause de 3 semaines sans garderie. C'est une nouvelle grand-maman, on espère que ça lui laissera du temps pour nous!

jeudi 16 mai 2013

Bruxelles en solo

Il y avait du soleil sur la Grand-Place.















De beaux chevaux et de précieuses amies.


















Une exposition des années 70 au Musée du Costume.


Roxanna en mannequin et de la super tapisserie.




Moi avec mon nouvel imper.



 Même le Manneken Pis portait un de ses 800 costumes ce jour-là.


J'aurais pu m'en ramener un pour mettre dans la cour.

J'ai beaucoup pensé à mes amis qui aiment ce pays (Sylvie V., celle-ci est pour toi.)


J'ai profité des terrasses, du beau temps, des visages affables et j'ai reposé mes oreilles avec l'accent.

À mon retour, j'avais presque 38 ans et une affiche me souhaitant "Bonne fête maman!" sur le mur de la cuisine.


mardi 23 avril 2013

I'm so excited / Los Amores pasajeros

Maintenant que je suis membre-amie du cinéma répertoire près de chez moi (le Phoenix à East Finchley), j'ai des privilèges! Comme celui de pouvoir acheter des billets avant tout le monde, pour des primeurs et des soirées spéciales.

C'était le cas ce soir avec la projection de I'm so excited (titre original Los Amores pasajeros), le dernier film de Pedro Almodovar, accompagnée d'une conversation avec le réalisateur, présentée en duplex à partir d'un autre cinéma de la ville. En théorie, le concept est intéressant, car c'est toujours agréable de voir et d'entendre un maître comme celui qu'est Almodovar parler de ses films. Mais en réalité, les questions du public sont toujours décevante et portent peu sur l'analyse du film (ce qui m'intéresse) et davantage sur comment le film s'est fait, les acteurs, etc. En tout cas, c'était le cas ce soir.

Cela dit, j'ai passé un excellent moment avec cette comédie délirante qui se passe en huis-clos dans un avion où tout va mal. Et comme le mentionnait l'avertissement au début du film, "strong sex, sex references and drug abuse", c'est pas pour les enfants! La palette de couleurs choisi par Almodovar pour ce film (comme un peintre, il en choisit une par film pour les costumes, les décors, les éclairages) est une fois de plus séduisante, pétillante et esthétiquement parfaite. Les acteurs masculins y sont délicieusement comiques et déploient une extravagance qui fait du bien. Un film qui va avec l'air du temps et qui fait contrepoids à la morosité ambiante...C'est le printemps, envie de couleurs et de folie, Almodovar m'a bien servie ce soir.

Los amantes pasajeros

jeudi 4 avril 2013

My Zatchels and Me / Moi et mon Zatchels

C'est un sac anglais. Entièrement conçu et fabriqué ici. À la main. Il est numéroté, vient avec un certificat d'authenticité. Ça fait plus d'un an que j'en vois partout, encore plus à Oxford qu'à Londres.
Alors ça y est, j'en ai un. Il est magnifique et d'un beau bleu marine profond.
Merci maman et Michel.