À la mi-avril, nous avons eu le bonheur de passer une journée avec oncle Daniel et de tante Lucie, venus de Saint-Zotique pour rendre visite à leur fils, Nicolas, qui habite à Londres pour ses études.
Nous avons passé avec eux un moment privilégié, nous leur avons montré notre milieu de vie et nous avons partagé un repas en famille.
Une belle journée qui nous a vraiment réchauffé le coeur et où nous nous sommes sentis gâtés par nos proches.
Merci Lucie et Daniel pour votre belle visite.
mardi 7 mai 2013
18 mois
Notre beau Aurèle (aussi appelé "Aurèle Bidou", "Aureliouche", "Aurèlois", "Aurèlo", "le bébé destructeur", "Godzilla"ou "Aourell" par les éducatrices de sa garderie) en déplace, de l'air!
Le "terrible eighteen", est-ce que ça existe? Parce que plus question de faire ce qu'on veut avec Aurèle ces temps-ci. Mettre un bavoir? Mais En a-t-il jamais porté? Aller dans la poussette ? Le moins souvent possible, s'il vous plaît. Manger des légumes ? Ah! ça, jamais! Vous ne m'aurez pas! À moins que ce soit de délicieuses patates anglaises grillées au four. En fait, c'est un glouton très sélectif. Un vrai Anglais, on dirait bien, la base de son alimentation étant la pomme de terre et la viande. Avec un bon yogourt de soya pour dessert. Et qui n'a pas vu Aurèle manger un petit pot de yogourt ne sait pas ce que sait que de se salir en mangeant.
À la garderie où il va 4 matinées par semaine, Aurèle sait comment tout fonctionne : il entre tout seul dans la grande pièce pleine de jouets, veut voir ce qu'il y a dans les armoires qui abritent le matériel de bricolage et quand vient le temps de partir, il va lui-même chercher son manteau sur le crochet. Il aime ses éducatrices (surtout Ruby et Sabrina qui est française), ses petits amis (Jojo, Grace et Daisy entre autres) et est le bout-en-train de la classe des "toddlers". Y a pas à dire, on s'ennuie de lui quand il n'est pas là!
Après un sevrage long et pénible pour tout le monde, Aurèle dort maintenant toute la nuit sans se réveiller, comme son frère, 12 heures d'affilée (ou presque). Il a encore de l'eczéma mais on arrive à contrôler la situation avec les crèmes (cortisone et hydratante) et la crème aqueuse pour le bain. Il est officiellement allergique aux oeufs et aux produits laitiers, et nous referons les tests d'allergie en janvier prochain pour voir si la situation a changé. Cela dit, il mange des oeufs cuits dans les gâteaux ou autre plats cuisinés et cela ne semble pas trop aggraver l'eczéma. Il s'endort avec son biberon de lait d'avoine - ce que nous n'avons jamais permis à Jean-Léon de faire, mais comme Aurèle était un bébé qui dormait mal et qui n'a pas appris à s'endormir seul à cause de son eczéma qui le démangeait tellement qu'il se grattait au sang, on l'a laissé faire pour qu'il dorme enfin tranquille. Et nous aussi.), boit trois biberons de lait d'avoine par jour (matin, avant sa sieste d'après-midi et au coucher). Le lait d'avoine enrichi de vitamines et minéraux nous a été recommandé par la diététicienne que nous avons rencontrée lors des tests d'allergie. C'est le meilleur choix pour les bébés allergiques au lait, après le lait de soya (Aurèle n'a jamais voulu en boire). Il est suffisamment calorique et nutritif et ne comprend pas de traces d'arsenic, comme le lait de riz avec lequel je l'ai sevré et qui est à éviter pour les bébés.
Aurèle fait ou essaie de faire tout ce que fait son frère. Leur complicité se développe et plus Aurèle apprend à interagir sans frapper, griffer ou mordre d'excitation, plus Jean-Léon a envie de l'inclure dans ses jeux. Ils passent tous les après-midis ensemble et ce n'est pas toujours de tout repos pour moi!
Aurèle n'aime pas quand un membre de la famille quitte la maison ou quand il manque quelqu'un à la maison. Il aime que l'on soit tous les quatre ensemble pour jouer, lire ou courir. Et il a bien raison, parce qu'on s'ennuie de lui quand il n'est pas là.
Il apprend à parler bilingue : "car" (voiture), "ash" (Flash McQueen), "purple" (mauve), "apple", "poire", "chette" (fourchette), "chaussette", "chaussure", "dehors", "ball" (ballon), "cat" (chat) . Son vocabulaire résume assez bien sa vie et ses passions : les voitures, dessiner, manger, s'habiller - tout seul si possible et choisir ses vêtements, principalement des chandails à l'effigie de Cars ou autres bonshommes au choix - et surtout, surtout, aller jouer dehors. Il aime tout ce qui roule - trottinettes, vélos, autos, camions - danser sur la musique de Mika avec son frère, jouer au ballon avec les mains et les pieds et il travaille fort pour monter dans l'échelle du lit à deux étages (il n'y arrive pas encore...fiou!).
Le "terrible eighteen", est-ce que ça existe? Parce que plus question de faire ce qu'on veut avec Aurèle ces temps-ci. Mettre un bavoir? Mais En a-t-il jamais porté? Aller dans la poussette ? Le moins souvent possible, s'il vous plaît. Manger des légumes ? Ah! ça, jamais! Vous ne m'aurez pas! À moins que ce soit de délicieuses patates anglaises grillées au four. En fait, c'est un glouton très sélectif. Un vrai Anglais, on dirait bien, la base de son alimentation étant la pomme de terre et la viande. Avec un bon yogourt de soya pour dessert. Et qui n'a pas vu Aurèle manger un petit pot de yogourt ne sait pas ce que sait que de se salir en mangeant.
À la garderie où il va 4 matinées par semaine, Aurèle sait comment tout fonctionne : il entre tout seul dans la grande pièce pleine de jouets, veut voir ce qu'il y a dans les armoires qui abritent le matériel de bricolage et quand vient le temps de partir, il va lui-même chercher son manteau sur le crochet. Il aime ses éducatrices (surtout Ruby et Sabrina qui est française), ses petits amis (Jojo, Grace et Daisy entre autres) et est le bout-en-train de la classe des "toddlers". Y a pas à dire, on s'ennuie de lui quand il n'est pas là!
Après un sevrage long et pénible pour tout le monde, Aurèle dort maintenant toute la nuit sans se réveiller, comme son frère, 12 heures d'affilée (ou presque). Il a encore de l'eczéma mais on arrive à contrôler la situation avec les crèmes (cortisone et hydratante) et la crème aqueuse pour le bain. Il est officiellement allergique aux oeufs et aux produits laitiers, et nous referons les tests d'allergie en janvier prochain pour voir si la situation a changé. Cela dit, il mange des oeufs cuits dans les gâteaux ou autre plats cuisinés et cela ne semble pas trop aggraver l'eczéma. Il s'endort avec son biberon de lait d'avoine - ce que nous n'avons jamais permis à Jean-Léon de faire, mais comme Aurèle était un bébé qui dormait mal et qui n'a pas appris à s'endormir seul à cause de son eczéma qui le démangeait tellement qu'il se grattait au sang, on l'a laissé faire pour qu'il dorme enfin tranquille. Et nous aussi.), boit trois biberons de lait d'avoine par jour (matin, avant sa sieste d'après-midi et au coucher). Le lait d'avoine enrichi de vitamines et minéraux nous a été recommandé par la diététicienne que nous avons rencontrée lors des tests d'allergie. C'est le meilleur choix pour les bébés allergiques au lait, après le lait de soya (Aurèle n'a jamais voulu en boire). Il est suffisamment calorique et nutritif et ne comprend pas de traces d'arsenic, comme le lait de riz avec lequel je l'ai sevré et qui est à éviter pour les bébés.
Aurèle fait ou essaie de faire tout ce que fait son frère. Leur complicité se développe et plus Aurèle apprend à interagir sans frapper, griffer ou mordre d'excitation, plus Jean-Léon a envie de l'inclure dans ses jeux. Ils passent tous les après-midis ensemble et ce n'est pas toujours de tout repos pour moi!
Aurèle n'aime pas quand un membre de la famille quitte la maison ou quand il manque quelqu'un à la maison. Il aime que l'on soit tous les quatre ensemble pour jouer, lire ou courir. Et il a bien raison, parce qu'on s'ennuie de lui quand il n'est pas là.
mardi 23 avril 2013
I'm so excited / Los Amores pasajeros
Maintenant que je suis membre-amie du cinéma répertoire près de chez moi (le Phoenix à East Finchley), j'ai des privilèges! Comme celui de pouvoir acheter des billets avant tout le monde, pour des primeurs et des soirées spéciales.
C'était le cas ce soir avec la projection de I'm so excited (titre original Los Amores pasajeros), le dernier film de Pedro Almodovar, accompagnée d'une conversation avec le réalisateur, présentée en duplex à partir d'un autre cinéma de la ville. En théorie, le concept est intéressant, car c'est toujours agréable de voir et d'entendre un maître comme celui qu'est Almodovar parler de ses films. Mais en réalité, les questions du public sont toujours décevante et portent peu sur l'analyse du film (ce qui m'intéresse) et davantage sur comment le film s'est fait, les acteurs, etc. En tout cas, c'était le cas ce soir.
Cela dit, j'ai passé un excellent moment avec cette comédie délirante qui se passe en huis-clos dans un avion où tout va mal. Et comme le mentionnait l'avertissement au début du film, "strong sex, sex references and drug abuse", c'est pas pour les enfants! La palette de couleurs choisi par Almodovar pour ce film (comme un peintre, il en choisit une par film pour les costumes, les décors, les éclairages) est une fois de plus séduisante, pétillante et esthétiquement parfaite. Les acteurs masculins y sont délicieusement comiques et déploient une extravagance qui fait du bien. Un film qui va avec l'air du temps et qui fait contrepoids à la morosité ambiante...C'est le printemps, envie de couleurs et de folie, Almodovar m'a bien servie ce soir.
C'était le cas ce soir avec la projection de I'm so excited (titre original Los Amores pasajeros), le dernier film de Pedro Almodovar, accompagnée d'une conversation avec le réalisateur, présentée en duplex à partir d'un autre cinéma de la ville. En théorie, le concept est intéressant, car c'est toujours agréable de voir et d'entendre un maître comme celui qu'est Almodovar parler de ses films. Mais en réalité, les questions du public sont toujours décevante et portent peu sur l'analyse du film (ce qui m'intéresse) et davantage sur comment le film s'est fait, les acteurs, etc. En tout cas, c'était le cas ce soir.
Cela dit, j'ai passé un excellent moment avec cette comédie délirante qui se passe en huis-clos dans un avion où tout va mal. Et comme le mentionnait l'avertissement au début du film, "strong sex, sex references and drug abuse", c'est pas pour les enfants! La palette de couleurs choisi par Almodovar pour ce film (comme un peintre, il en choisit une par film pour les costumes, les décors, les éclairages) est une fois de plus séduisante, pétillante et esthétiquement parfaite. Les acteurs masculins y sont délicieusement comiques et déploient une extravagance qui fait du bien. Un film qui va avec l'air du temps et qui fait contrepoids à la morosité ambiante...C'est le printemps, envie de couleurs et de folie, Almodovar m'a bien servie ce soir.
vendredi 12 avril 2013
Le printemps de temps en temps
mercredi 10 avril 2013
La saison des visites
Inaugurée par la visite de mes trois meilleures amies de toujours, la saison des visites se poursuit pour notre plus grand plaisir. C'est bon de voir notre monde, de pouvoir accueillir, pour plusieurs jours et dans le confort de notre foyer, notre visite et de faire découvrir notre milieu naturel à nos proches.
Malgré un sale virus qui m'a collé dessus et dont j'ai dû me débarrasser à coup d'antibiotiques, les deuxièmes vacances en Angleterre de grand-maman Nicole et de grand-poupou ont été un feu roulant de découvertes, de plaisir et de moments inoubliables passés en famille, à échanger autour d'un bon repas, à jouer avec les petits, à découvrir la ville tous ensemble.
On a refait le plein, en attendant de les revoir dans cinq mois, au Québec, pour les vacances.
Malgré un sale virus qui m'a collé dessus et dont j'ai dû me débarrasser à coup d'antibiotiques, les deuxièmes vacances en Angleterre de grand-maman Nicole et de grand-poupou ont été un feu roulant de découvertes, de plaisir et de moments inoubliables passés en famille, à échanger autour d'un bon repas, à jouer avec les petits, à découvrir la ville tous ensemble.
On a refait le plein, en attendant de les revoir dans cinq mois, au Québec, pour les vacances.
| On vous aime! |
jeudi 4 avril 2013
Se faire des amis
Dans le dernier numéro de la revue de mon épicerie (chaque épicerie a sa revue ou son journal, payant ou gratuit, et c'est parfois tout ce que j'ai le temps de lire dans une semaine, avec le supplément Week-end du Guardian), une chroniqueuse écrivait sur les stratégies pour se faire des amis, une fois qu'on est adulte. Déménagée en Écosse avec deux jeunes enfants, l'auteure rapporte une expérience très semblable à la mienne. Comme l'a prouvé la visite de mes trois meilleures, pouvoir compter sur de précieuses amitiés, souvent engagées depuis plusieurs années, c'est essentiel et ça n'a pas de prix.
Mais que fait-on pour survivre au quotidien dans une ville étrangère ? Comment se faire des connaissances ou des amis avec qui partager ce que la chroniqueuse nomme le "day to day"? Quand on a de jeunes enfants, qu'on vit loin de notre famille et de nos amis, faire la conversation avec d'autres adultes, et qui plus est des adultes qui partagent nos intérêts, ça devient nécessaire. Et ça enlève aussi de la pression sur le conjoint qui devient souvent le seul adulte "parlable" dans un rayon de 5 km...
Après la visite de mes trois meilleures, visite pendant laquelle j'ai eu le sentiment de redevenir moi-même à 100%, j'ai éprouvé la nécessité de faire un effort pour créer des liens, pas nécessairement durables, mais au moins enrichissants. Je me suis rappelée à quel point le petit cercle dont je faisais partie à Oxford m'apportait ma dose d'écoute, de conversation, de partage, de divertissement, d'activités. Je me suis bien ennuyée de toutes les sorties faites avec Sophany, Juliette, Karla, Ève, Sophie, des appels et des courriels échangés avec elles...
Dans ma situation (que je vous résume ici, juste au cas : écrit une thèse le matin et le soir, s'occupe de ses 2 enfants le reste du temps), deux défis supplémentaires se posent à moi : 1) ma maîtrise de la langue anglaise n'est pas "optimale" et 2) je ne sais plus trop qui je suis en dehors de mes enfants et de ma cuisine, compte tenu que ça fait deux ans que je suis avec eux à temps plein (c'est-à-dire sans travailler à l'extérieur).
À ces défis s'ajoute le fait que dans une ville comme ici, grande capitale et centre du monde anglo-saxon de ce côté-ci de l'Atlantique (il faut bien le dire), l'individualisme est à son comble et les contacts humains, suspects.
Donc, comment remédier à tout ça en même temps ? Trouver ce que j'aime, améliorer mon anglais, créer du temps pour moi, pour ça aussi...Pas facile!
| Fin de semaine de filles au Baluchon, pour rattraper un peu le temps perdu et se créer d'autres magnifiques souvenirs (septembre 2012) |
J'ai réfléchi à tout ça en repensant aux défis semblables qu'avait rencontré mon amie Claudie, lorsqu'elle vivait en France pour sa thèse (je me souviens qu'elle avait alors pris part à une chorale), mon amie Shannon aussi, émigrant de la Californie à Montréal sans parler un mot de français au départ.
Avec JF, on a donc développé un plan stratégique en trois étapes :
1) Me mettre en forme en m'inscrivant à des cours de Zumba, à deux minutes de chez nous, dans un sous-sol d'église donc pas trop cher et pas d'abonnement à un club hors de prix. Après quelques semaines de cette activité (que j'adore même si je ne peux m'empêcher de penser que ce serait TELLEMENT plus amusant avec une amie...), je suis bien motivée à continuer. La prof est très dynamique et sympathique et il y a au moins une autre participante à qui j'ai parlé et qui semble intéressante (elle est maman de 3 garçons en bas âge et habite le quartier). Le groupe qui organise les cours de Zumba tient aussi des soirées de salsa quelques vendredis soirs par mois. Ce n'est pas dit que je n'irai pas explorer ça aussi et renouer avec une vieille passion...
2) Participer à quelques soirées de conversation bilingue organisées par le groupe Franglish, dans un bar très sympa du centre-ville. La formule rappelle un peu celle du "speed dating", la dimension romantique en moins! On parle pendant 14 minutes avec une personne, 7 minutes en français, 7 minutes en anglais, puis on change d'interlocuteur. Ça permet de rencontrer plusieurs personnes, de découvrir des gens et des intérêts différents pour le français. Comme j'aime rencontrer de nouvelles personnes, même si ce n'est que pour quelques minutes, et aider quelqu'un à améliorer sa maitrise de la langue française, cette activité me plait beaucoup. J'ai l'impression de renouer un peu avec ma fibre enseignante. En plus, je me fais dire à chaque fois que mon anglais est très bon et que mon parcours est passionnant (!?) donc c'est valorisant!
3) Donner un peu de place à mon amour de la littérature, dans une version plus légère que l'écriture de ma thèse, en participant à un club de lecture organisé par une petite librairie de mon quartier. L'activité a lieu une fois par mois, je compte y aller le mois prochain. Je pense qu'à mon âge, avec mon style de vie (c'est-à-dire sans travail) les clubs sont d'une certaine façon inévitable pour socialiser, une fois qu'on a (re)trouvé ce qu'on aime. Dans le même esprit, je suis aussi devenue "Amie" du Phoenix, le cinéma répertoire de mon quartier (une des plus vieilles salles de cinéma de la ville, d'ailleurs) qui présente des nouveautés françaises et étrangères, des classiques et qui a aussi un ciné-club pour enfants avec une programmation vraiment intéressante. C'est là que j'ai vu Mon voisin Totoro avec Jean-Léon.
Pour le reste, il y a les mamans du pre-school que je commence à connaître un peu plus, les éducatrices de la garderie Aurèle qui sont toutes charmantes et sympathiques, le livreur de mon épicerie toujours très affable et prêt à jaser un brin...
Avec JF, on a donc développé un plan stratégique en trois étapes :
1) Me mettre en forme en m'inscrivant à des cours de Zumba, à deux minutes de chez nous, dans un sous-sol d'église donc pas trop cher et pas d'abonnement à un club hors de prix. Après quelques semaines de cette activité (que j'adore même si je ne peux m'empêcher de penser que ce serait TELLEMENT plus amusant avec une amie...), je suis bien motivée à continuer. La prof est très dynamique et sympathique et il y a au moins une autre participante à qui j'ai parlé et qui semble intéressante (elle est maman de 3 garçons en bas âge et habite le quartier). Le groupe qui organise les cours de Zumba tient aussi des soirées de salsa quelques vendredis soirs par mois. Ce n'est pas dit que je n'irai pas explorer ça aussi et renouer avec une vieille passion...
2) Participer à quelques soirées de conversation bilingue organisées par le groupe Franglish, dans un bar très sympa du centre-ville. La formule rappelle un peu celle du "speed dating", la dimension romantique en moins! On parle pendant 14 minutes avec une personne, 7 minutes en français, 7 minutes en anglais, puis on change d'interlocuteur. Ça permet de rencontrer plusieurs personnes, de découvrir des gens et des intérêts différents pour le français. Comme j'aime rencontrer de nouvelles personnes, même si ce n'est que pour quelques minutes, et aider quelqu'un à améliorer sa maitrise de la langue française, cette activité me plait beaucoup. J'ai l'impression de renouer un peu avec ma fibre enseignante. En plus, je me fais dire à chaque fois que mon anglais est très bon et que mon parcours est passionnant (!?) donc c'est valorisant!
3) Donner un peu de place à mon amour de la littérature, dans une version plus légère que l'écriture de ma thèse, en participant à un club de lecture organisé par une petite librairie de mon quartier. L'activité a lieu une fois par mois, je compte y aller le mois prochain. Je pense qu'à mon âge, avec mon style de vie (c'est-à-dire sans travail) les clubs sont d'une certaine façon inévitable pour socialiser, une fois qu'on a (re)trouvé ce qu'on aime. Dans le même esprit, je suis aussi devenue "Amie" du Phoenix, le cinéma répertoire de mon quartier (une des plus vieilles salles de cinéma de la ville, d'ailleurs) qui présente des nouveautés françaises et étrangères, des classiques et qui a aussi un ciné-club pour enfants avec une programmation vraiment intéressante. C'est là que j'ai vu Mon voisin Totoro avec Jean-Léon.
Pour le reste, il y a les mamans du pre-school que je commence à connaître un peu plus, les éducatrices de la garderie Aurèle qui sont toutes charmantes et sympathiques, le livreur de mon épicerie toujours très affable et prêt à jaser un brin...
My Zatchels and Me / Moi et mon Zatchels
C'est un sac anglais. Entièrement conçu et fabriqué ici. À la main. Il est numéroté, vient avec un certificat d'authenticité. Ça fait plus d'un an que j'en vois partout, encore plus à Oxford qu'à Londres.
Alors ça y est, j'en ai un. Il est magnifique et d'un beau bleu marine profond.
Merci maman et Michel.
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